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Carence en fer, que faire quand le fer ne remonte (vraiment) pas ?

il y a 10 minutes
3 min de lecture

Avant de commencer cet article, je vous invite à lire celui-ci, qui explique comment réellement évaluer le niveau de fer et détecter une carence en fer, sans se focaliser uniquement sur le niveau de ferritine.


Tout d'abord, je vous propose un petit rappel sur le fonctionnement du fer


Métabolisme du fer dans le corps
Métabolisme du fer dans le corps

Si effectivement, vous faites face à une vraie carence, et que la supplémentation ne fonctionne pas, il est temps de se demander pourquoi votre corps ne veut pas ou ne peux utiliser le fer ! Je vous propose de nous intéresser particulièrement à 3 points clés :

  • Le digestion du fer

  • L'inflammation

  • Le rôle du cuivre


La digestion du fer

La première étape cruciale du métabolisme du fer se situe dans l'estomac où l'acide gastrique transforme le fer alimentaire en fer absorbable. Si l'acide gastrique n'est pas optimal, impossible d'utiliser le fer de votre assiette !

L'acide gastrique est produit par les cellules de la parois de l'estomac. Votre niveau de stress, l'utilisation au long cours d'IPP ou la présence de la bactérie h.pylori peuvent impacter ces cellules et donc réduire la production d'acide gastrique. On peut soutenir notre parois gastrique en jouant sur ces 3 aspects, en utilisants quelques plantes et compléments spécifiques, et si nécessaire en investiguant la présence d'h.pylori.


Une fois le fer transformé correctement dans l'estomac grâce à notre acide gastrique, il est absorbé par les cellules de l'intestin (les entérocytes), où il est soit stocké soit re-transformé pour être utilisé. Ces deux mécanismes nécessitent donc une parois intestinale en pleine forme, et c'est ici qu'il est intéressant d'aller creuser l'équilibre du microbiote, la perméabilité intestinale ou encore la présence d'inflammation liée au gluten (et croyez-moi je rencontre très souvent cette situation en consultation).


Le troisième organe critique pour la régulation du fer est le foie : c'est lui qui produit la transferrine qui permet la circulation du fer dans le sang, la céruloplasmine et l'hepcidine, qui régule la sortie du fer des zones de stockage avec la ferroportine. Chouchouter son foie c'est lui donner les nutriments dont il a besoin (protéines, vitamines B, antioxydants) et limiter les perturbateurs qui augmentent sa charge de travail (alcool, tabac, perturbateurs endocriniens).



L'inflammation

En cas d'infection ou d'inflammation, le système immunitaire produit des cytokines pro-inflammatoires qui vont déclencher la production d'hepcidine. L'hepcidine dégrade la ferroportine, la protéine qui permet la sortie du fer stocké dans nos entérocytes et dans le foie. Résultat : le fer ne rentre pas en circulation alors que le corps en a besoin.

L'inflammation est multiple et partout : carences, alimentation ultra-tranformée, pathogènes intestinaux, sport à outrance, stress chronique professionnel et personnel, émotions non exprimées... Tout cela peut être perçu comme un danger pour le corps et donc générer de l'inflammation !

A court terme, la lactoferrine peut être interessante car elle agit à la fois sur l’absorption intestinale  du fer et sur la régulation de l’inflammation.



Le cas du cuivre

Le cuivre est un minéral essentiel car c'est un co-facteur de toutes les enzymes et protéines dont nous avons parlé précédemment qui rendent le fer utilisable et transportable. L'équilibre du cuivre dans le corps est délicat, je ne le conseille jamais en supplémentation, je fais toujours un HTMA pour vérifier les niveaux et je privilégie le cuivre alimentaire si besoin. Soyez vigilantes donc si vous portez un stérilet au cuivre ou si les canalisations de votre logement sont très anciennes, car cela peut impacter votre fer.



3 gestes à mettre en place dès aujourd'hui

  • Prendre soin de son système nerveux : journaling, apprendre à dire non, exprimer ses émotions, psychothérapie, hypnose, méditation, il y a milles façons de soutenir son système nerveux

  • Adapter son assiette : privilégier les aliments bruts, bio, les farines anciennes pauvre en gluten,les sources de fer animal, limiter l'alcool

  • Prendre soin de sa digestion : faire quelques respirations diaphragmatiques avant les repas, manger dans le calme, prendre un mélange de plantes amères avant les repas sont quelques idées faciles à mettre en place


Pour aller plus loin :

Si vous souhaitez que nous comprenions ensemble pourquoi votre niveau de fer reste bas, je vous invite à réservez un appel découverte pour un premier échange.

 
 
 

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